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08/06/2008
posté à 18h30
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Ca y est, la course est passée. Et comme je le pressentais, cela a été la course la plus dure de toute ma carrière de triathlète.
L'eau était glaciale. L'organisation nous l'annonçait à 12,5°C, mais elle était sans doute plutôt à 11°C. Et ce n'était pas beaucoup mieux pour la température extérieure, car il faisait environ 10°C au moment de notre départ (à 6H45) et sans doute pas beaucoup plus de 13°C au moment de l'arrivée.
Malgré cela, je fais une bonne natation. Dans ma catégorie de handicap, nous sommes trois à sortir en tête à quelques secondes d'intervalle.
J'ai ensuite fait la partie vélo en tête, mais je ne me suis jamais vraiment senti à l'aise et je n'ai pas réussi à creuser l'écart comme je l'espérais. Le vélo est pourtant mon point fort, mais il y a des jours où l'on est moins bien et où l'on ne comprend pas pourquoi.
Et lorsqu'a commencé la partie course à pied, mon avance n'a pas pesé bien lourd. Pris d'une crampe au début, je me suis fait doubler par deux américains. Malgré tout, j'ai tenu un bon rythme et ma troisième place jusqu'au septième kilomètre, mais là, j'ai eu un gros coup de moins bien. Plus d'énergie et tous les muscles tétanisés. Si bien que j'ai fini comme j'ai pu et que je me suis fait doubler par deux autres concurrents.
Mais au final, je ne suis pas trop déçu. Les réglements internationaux ayant changé, c'était la première fois que je faisais la course à pied en courant et non plus en fauteuil roulant. Je trouve que je ne m'en suis pas si mal sorti. La course n'a finalement fait que 3 kilomètres de trop pour moi. 5ème dans ces conditions, je ne pense pas que j'aurais pu faire mieux.
Je pense que c'est une année de transition pour moi et je sais comment faire l'année prochaine pour éviter ce qui m'est arrivé sur cette dernière partie de course. J'espère ne pa avoir trop déçu lespersonnes qui me soutiennent et me consacrent du temps.
En photo, quelques minutes avant le départ avec les deux autres handis français présent sur la course et notre DTN, Isabelle GAUTHERON.
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06/06/2008
posté à 01h01
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Me voici donc depuis deux jours au Canada à Vancouver pour les championnats du monde de CD. La ville est superbe mais les conditions climatiques sont exécrables. Il fait à peine plus de 10°C, il pleut et l'eau où nous allons nager atteint péniblement les 12°C. Si bien que la partie natation sera probablement réduite d'environ 20 %. C'est vrai que l'entrainnement d'hier a été particulièrement difficile. En plus, avec le décalage horaire, j'étais fatigué et cela n'aide pas pour résister au froid.
Aujourd'hui, nous avons commencé la journée par aller voir la course des juniors. Vincent LUIS a gagné chez les hommes, bon début pour la France.
Nous avons ensuite été au briefing pour la course handisport. Nous y avons appris qu'il est maintenant quasiment certain que le triathlon sera en démonstration aux jeux paralympiques de Londres et devrait être paralympique en 2016. Je crois que pour faire suite à ma news précédente, cela va vraiment justifier que la FFTRI revoit sa politique de soutien (et je suis diplomate de le dire comme cela )envers les meilleurs handis français. Je persiste à dire que l'on mérite vraiment mieux que ce que l'on a actuellement.
En photo, moi et Cédric (un autre handi) avec ...est-ce bien la peine de vous le présenter.
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03/06/2008
posté à 09h40
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Comme je le disais dans la news précédente, nous serons peu de handis français à vancouver. Et il faut peut-être se poser la question de savoir pourquoi. Je voudrais donc attirer l’attention sur un point qui me semble fondammental et qui semble aujourd’hui avoir été un peu oublié de nos dirigeants : la question de la pratique handi ne doit pas se résumer seulement à nous proposer des courses accessibles (même si c’est une première étape indispensable), mais aussi à nous proposer un vrai challenge sportif avec des perspectives de résultats et de reconnaissance de ces résultats. Le handicap ne nous empêche pas d’être des compétiteurs dans l’âme, donc de chercher les meilleurs résultats possibles, de vouloir être reconnus pour cela.
Aujourd’hui ce n’est plus le cas. J’ai l’impression que le message de la FFTRI, c’est de nous dire : « merci d’être venu et vous avez vu, c’est super, on a fait en sorte que tout vous soit accesible ». C’est certe déjà bien, mais personnellement, cela ne me suffit pas. Quand je viens sur une course, si je fais un bon résultat, je veux la reconnaissance qui va avec. Suis-je prétentieux ? Je ne le pense pas. Chez les valides, les meilleurs viennent sur une course pour la gagne et personne ne le leur reproche. Alors pourquoi devrait-on le reprocher aux handis ? Sauf à penser que nous ne sommes pas des sportifs comme les autres, et là, il faut donc rappeler l’essentiel : NOUS SOMMES DES SPORTIFS COMME LES AUTRES ! ! !
Donc, sans reconnaissance de nos résultats, l’envie finira par disparaître chez les meilleurs. Cela commence déjà à être le cas, il suffit de regarder l’évolution du nombre de handis français aux championnats du monde depuis deux ans. Et de plus, cela ne donnera que peu envie à d’autres handis de se lancer, les éventuels tentés se retourneront plutôt vers des disciplines mieux reconnues.
A terme, il n’y aura toujours que peu de pratiquants et peu d’épreuves accessibles, les organisateurs qui auront eu le mérite de rendre leurs épreuves accessibles seront découragés, et après une ou deux éditions avec peu ou pas d’handis, il finiront par renoncer. Et si il n’y a pas plus d’épreuves accessibles, il n’y aura pas beaucoup plus de pratiquants. C’est un cercle vicieux.
Comment en sortir ? Pour répondre à cette question, je voudrais d’abord rappeler les deux situations que j’ai vécues depuis que je me suis lancé dans le triathlon.
Au départ, la politique pour le handisport de la FFTRI se résumait à l’accompagnement des meilleurs d’entre nous sur les compétitions internationales. Peu ou pas de préoccupation sur une pratique plus massive, sur l’accessibilité des épreuves, et si t’étais pas dans les meilleurs, tu n’existais pour ainsi dire pas. C’était une situation frustrante pour ceux qui ne bénéficiaient pas de cet accompagnement et je ne pense pas que cela pouvait porter le titre de politique de développement de la pratique handi. Et je vous dits cela alors même que j’ai profité de cette situation. Je pense donc être objectif.
En 2007, revirement de situation, on martèle bien fort aux meilleurx que finalement, ils ne valent pas les efforts que l’on faisait pour eux auparavant, qu’il n’y aura plus d’équipe de France handi et que désormais, tous les efforts porteront sur l’accessibilité des épreuves en France et sur le développement pour augmenter le nombre de pratiquants handis. C’est bien, voilà maintenant que l’on se préoccupe de cette première étape indispensable et incontournable. Oui, mais avec les limites que je décrivais un peu plus haut.
J’ai donc un peu l’impression que l’on est passé d’un extrême à l’autre. Alors comment en sortir ? Et bien cela me semble assez simple : que penseriez-vous d’un juste milieu ? Un juste milieu où l’on porterait ses efforts sur le développement de l’accessibilité et du nombre de pratiquants, tout en s’appuyant sur une mise en valeur des résultats des meilleurs pour « tenter » les handis de se lancer dans l’aventure.
Je crois que c’est comme cela que l’on fait pour les valides : on développe la pratique de masse (diminution des distances, augmentation du nombre des épreuves, pratique des jeunes, pratique des féminines). Mais on communique aussi largement sur les résultats des élites, sur les effectifs présents sur le grand prix, pour attirer du monde, pour pratiquer ou tout simplement pour regarder.
Je repose donc encore la question : pourquoi cela devrait-il être différent pour nous ? Je le martèle encore : NOUS SOMMES DES SPORTIFS COMME LES AUTRES. J’illustrerais cela en conclusion par l’évocation de mon cas. Pourquoi me suis-je lancé aussi à fond et pourquoi suis-je parvenu au niveau que j’ai aujourd’hui ? Parce que quand j’ai commencé, j’entendais des BENASSI, CAPRIN, SCHILLE, RODRIGUEZ ou encore ASTUGUE me parler de leur aventures internationales, que cela m’a fait rêver, que j’ai voulu me donner les moyens de les rejoindre et qu’au final, il y avait une reconnaissance de mes progrès et de mes résultats. Je profite donc de ce message pour rendre hommage à ces grands triathlètes handis, qui m’ont donné envie et souhaiter que l’on parvienne un jour à cette politique de développement équilibrée que je préconise.
Mon propos a été un petit peu long, j’espère que vous aurez tenu jusqu’à la fin. Mais la problématique est complexe et ne pouvait se résumer en deux lignes.
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29/05/2008
posté à 14h40
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Premier triathlon de la saison et surtout dernier test avant de partir pour les championnats du monde CD à Vancouver. Je voulais absolument faire un tri ce WE car je ne voulais pas partir au Canada sans m’être un petit peu testé auparavant, mais ne savais pas trop où aller. J’ai alors eu Edith DASSE au téléphone qui m’a dit qu’elle serait à Laval. J’ai donc décidé d’y aller aussi, les occasions de se retrouver entre tiathlètes handis ne sont pas si fréquentes.
Au final, je ne regrette vraiment pas mon choix. Le site de course est sympa, l’accueil irréprochable et le parcours vélo assez exigeant, mais tant mieux, j’aime ça.
Je suis tout particulièrement content de ma natation. Pas facile pourtant, car on nageait dans la Mayenne, avec donc une première moitié avec le courant dans le nez. Et pourtant, je suis sorti des 650 m en 9 minutes. Soit une base de 21 minutes pour 1500 m. Je n’avais jamais nagé aussi vite. Le gros travail technique effectué cet hiver avec mon entrainneur commence à payer. J’ai hâte d’être à Vancouver.
Nous partons avec Edith et son mari le 3 juin. Nous ne serons hélas pas beaucoup à y représenter la France dans la course handi et je le regrette infiniment. Mais nous essayerons de donner le meilleur de nous-même.
Sur la photo, je pose avec Edith avant le départ. Merci à Brice, son fils, de m’avoir pris quelques photos.
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22/05/2008
posté à 12h54
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Une éternité que je n'avais plus laissé de nouvelle sur mon blog. Mille excuses à tous ceux qui le consulte régulièrement et qui m'ont demandé quand je remettrais des nouvelles. Alors, on va essayer de résumer tout ce qui s'est passé depuis. Pour les résultats de l'année 2007, le plus simple est de vous rendre à la page palmarès.
Mais au-delà des évènements sportifs, j'ai également changé de travail. Cela a considérablement changé mes conditions d'entrainnement puisque mon nouvel employeur, l'office national des forêts, m'a mis en place un poste aménagé pour la pratique sportive. Me voilà libéré de 40 % de mon temps pour le sport. Je profite donc de cette nouvelle pour remercier le directeur général, la directrice des ressources humaines pour l'enthousiasme avec lequel il m'ont intégré. Je voudrais surtout avoir une pensée pour Jean BARROUILLET, qui a été à l'initiative de la mise en place de ce poste et qui est parti beaucoup trop tôt.
Sinon, plus que deux semaines avant mon départ pour Vancouver pour les championnats du monde de tri CD. Je me suis bien préparé, souhaitons que cela porte ses fruits. En photo, je suis avec mon entrainneur natation, Patrice, au championnat de France d'hiver de natation handi à Nancy. Merci également à lui pour tout le temps qu'il me consacre. Pas de médaille à ce championnat, mais un beau record sur 400 m NL en 5'52'. De bonne augure pour les triathlons.
J'enregistre sinon l'arrivée de deux nouveaux partenaires, l'ONF bien sur pour le temps qu'il me donne pour le sport mais également WYNIWYG, société en informatique. Merci à eux pour leur soutien.
A bientôt pour de nouvelles news.
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