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02/07/2009
posté à 18h54
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La semaine dernière, je suis allé chez mon prothésiste et également partenaire, le centre Houradou, dirigé par le docteur CORTI. Nous avons procédé aux derniers réglages de ma future prothèse de course à pied. Ces réglages ont pris une journée entière et ont nécessité une grande minutie. Antoine, le responsable de la fabrication de cette prothèse était très content de cette journée, car à quelques années de sa retraite, il fabriquait la première prothèse de ce type et il semblait en éprouver beaucoup de satisfaction professionnelle.
J'en profite au passage pour le saluer bien respectueusement. Il me connaît depuis que j'ai l'âge de 14 mois et il y a entre lui et moi plus qu'une simple relation entre orthopédiste et appareillé. C'est un homme discret, mais doté d'un grand humanisme et d'une grande sensibilité, deux qualités qui ressortent dans son travail et qui font de lui un pro hors pair.
Côté sensation, je savais que ce type de lame carbone était efficace, mais je ne me doutais pas à ce point. Je suis passé de prothèses avec lesquelles je courrais péniblement, lentement, en me fatiguant très vite à une prothèse avec laquelle je cours facilement, vite, et en ayant l'impression de ne pas me fatiguer. J'ai ressenti un plaisir de courrir que je n'avais jamais connu. Elle me sera livrée la semaine prochaine, j'aurais deux mois pour maîtriser l'engin avant les prochains championnats du monde. Mais cette journée d'essayage m'a redonné plein de confiance !
Ce week-end, je serai à Saint-Nazaire pour la deuxième manche du challenge national handisport. Ayant remporté la première manche, si je gagne ce dimanche, le titre national sera quasiment assuré. Mais je ne néglige pour autant pas la concurrence de Jérôme TANT, qui a fait d'énormes progrés et qui évolura dimanche sur un parcours qui lui sera plutôt favorable. Une belle bagarre en perspective, c'est ce qui fait la beauté du sport.
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11/06/2009
posté à 22h33
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C'est le club de Bègles qui a été désigné cette année pour accueillir cette première manche. Beaucoup de route pour moi, mais avec la très agréable perspective de retrouver mes adversaires mais surtout amis (je remercie encore Jean-Pierre pour son accueil la veille de la course).
Nous avons eu la chance de passer entre les gouttes, mais le vent a soufflé assez fort et a été assez usant.
Comme souvent, nous avons pris le départ avec les féminines, 15 minutes avant les gars. Je n'ai pas fait la natation de ma vie, mais assez solide pour sortir du parc avec 5 minutes d'avance sur mon adversaire du jour, Jérôme. Le vélo se déroulait sur un parcours plat, mais le vent a rendu la partie très physique. D'autant que jérôme ne m'a rien lâché sur les trois premiers tours, il a vraiment progressé sur cette discipline. J'ai donc du puiser dans mes ressources pour maintenir l'écart. Sur le faueuil roulant, j'ai un peu lâché l'affaire, usé par le vent, mais surtout confiant vu l'écart à la fin du vélo. Je gagne finalement dans ma catégorie de handicap, au terme d'une course solide, même si je n'ai pas fait la course idéale à mon point de vue. Bravo à jérôme pour sa belle course et pour les progrés accomplis. Toutess catégories de handicap confondues, je termine deuxième derrière un nouveau venu, Yann, 17 ans, handicapé à un pied, et qui promet.
Me voilà donc bien parti pour remporter un deuxième titre national en triathlon, même si la prochaine manche (à Saint-Nazaire le 6 juillet) promet une belle empoignade avec Jérôme. Si la natation se déroule dans les mêmes conditions que l'an dernier, avec un courant qui nous pousse et qui réduit considérablement les écarts, je devrai gérer une course avec une marge bien moins grande que dimanche dernier. PLus de suspense, mais c'est cela qui fait la beauté du sport !
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07/04/2009
posté à 11h10
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Bon, je l’admets, utiliser le jargon du sportif dans le titre de cette news, ce n’est pas très chic pour ceux qui ne sont pas habitués à ce milieu. Donc je traduis pour que tout le monde puisse comprendre : « j’en ai bavé, mais alors comme vous ne pouvez pas l’imaginer ! ».
En fait, tout est allé très bien jusqu’au 26ème kilomètre. Du 26ème au 30ème, un petit coup de moins bien, mais cela allait encore à peu près. Et c’est là que le ennuis ont commencé. J’ai vécu le fameux coup de mou du 30ème que connaissent souvent les marathoniens débutants. Pépin technique d’abord : un grip de la main courante gauche a commencé à se décoller et j’ai du m’arrêter une première fois pour faire une réparation de fortune. Puis j’ai commencé à avoir une contracture terrible en haut de la cuisse, qui m’empêchait de me pencher en avant et donc de pouvoir pousser à fond, et qui me faisait surtout très mal. N’étant jamais resté aussi longtemps assis dans mon fauteuil, je ne m’étais pas rendu compte que ma posture n’est pas bonne. Je suis trop plié et au bout d’un certain temps, cela tire trop sur les muscles. Obligé de m’arrêter à un poste de secours pour me faire masser, tentative de redémarrage, arrêt 200 m plus loin pour prendre un coussin qui protégeait mon genou pour le rajouter sous ma cuisse. J’ai pu repartir mais j’ai du mettre environ 45 minutes pour 6 km. La fin s’est mieux passée. J’ai retrouvé des forces et j’ai fini à un bon rythme, repassant plein de valides qui m’avait doublé. C’est finalement assez rageant, car jusqu’au 30ème, je tenais bien la cadence que je m’étais fixé, à savoir une base de 2H30 pour la course. Au final, je mets 2H52. Pas terrible.
mais le titre n’est finalement pas si faux que cela. Je sais ce qui n’a pas marché, je vais revoir ma position dans le fauteuil, je me préparerai mieux la prochaine fois et j’essaierai de finir en 2H30, cela me paraît tout à fait faisable.
En tous les cas, c’est une course vraiment extraordinaire ! Les grandes rues de Paris presque pour moi tout seul, un public énorme et de nombreux et vibrants encouragements, pleins d’animations le long du parcours. C’est sans hésiter : je reviendrai l’année prochaine.
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03/04/2009
posté à 13h22
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Ce WE, je serai à Paris pour disputer mon tout premier marathon. j'ai hâte d'y être car c'est une épreuve mythique dans un cadre unique.
Le seul hic, c'est que je ne suis pas très bien préparé. J'ai misé ma préparation hivenale essentiellement sur la natation, car je disputais les championnats de France de natation handisport il y a deux semaines. Cela a payé car je finis 4ème sur 400 m NL en battant mon record en grand bassin de 9" (5'43" au lieu de 5'52") et je finis 3ème sur 100 m NL en 1'11"59, record battu de 73 centièmes.
Mais du coup, je n'ai fait que très peu de fauteuil et je me fixe donc logiquement un objectif très modeste : finir ! Pour le temps, j'ai bien une idée de ce que je dois être capable de faire, mais je préfère ne rien annoncer.
Regardez la télé, compte-tenu que l'on part 10 minutes avant les valides, vous verrez sans doute un TGV de Kényans doubler un fauteuil entre le 30ème et le 40ème km, et ce fauteuil, cela pourrait bien être moi.
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16/03/2009
posté à 13h12
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Je viens d'apprendre avec beaucoup de tristesse le décés de Jean-Michel. C'était un grand monsieur du triathlon handisport, avec entre autre ses 10 titres de champion du monde. Il a été pour moi un modèle. Il faisait parti de ces triathlètes handis internationaux Que je rêvais de rejoindre à mes débuts en 2003. Je n'oublierai bien sûr jamais les conseils qu'il m'avait donnés lors des championnats d'Europe à Autun et qui m'avaient permis de remporter le titre. C'était une de ses grandes qualités, jamais avare de conseil avec tous les autres sportifs handis.
Devenu handicapé très jeune, il n'a jamais vécu cela comme une fatalité et a vécu pleinement. Ce que j'ai envie de retenir également de lui : si tu as des rêves, fais en sorte de les vivre, pour ne pas avoir de regrets.
Mes pensées vont bien sûr à sa femme et ses trois enfants à qui j'adresse toutes mes condoléances.
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